Messages : 62 Baies : 90 Date d'inscription : 28/07/2013
Votre cheval Physique: Relations:
Sujet: It's never too late |Feu| Dim 25 Aoû - 17:57
Le ciel était blanc, laiteux. Les nuages, pourtant presque invisibles, lui donnaient pourtant une texture crémeuse. Comme un immense monde de douceur et de délicatesse qui voyageait au-dessus de la tête des mortels. Les yeux levés, Perséphone observait ce ballet immuable. Ce ciel était semblable à ceux qui annonçaient la neige. Mais, fort heureusement pour elle, la neige se ferait encore longuement attendre. Et ainsi le ferait son détestable oncle. Cette année encore, elle n'espérerait pas de neige. Et ce malgré la beauté des paysages qui résultaient de la chute des flocons.
Le bruit de la cascade rythmait ses pas, jusqu'à en recouvrir le bruit même à l'approche des trombes d'eau. Sans se soucier nullement de son apparence, elle s'approcha du rideau aqueux, et laissa sa tête immergée. L'eau lui fit du bien, effaçant les larmes qui avaient commencées à couler au seul souvenir de son passé. Sa crinière ondulée ne l'était guère plus, et ses crins noirs cachaient ses yeux tristes. Longeant le rideau d'eau, se collant à la roche froide, elle arriva de l'autre côté de la rive, trempée et dégoulinante. Mais elle s'en moquait. Une chape de mélancolie l'avait à nouveau emprisonnée, et elle ne semblait presque plus vivre. Elle était là, certes. Mais à peine...
Etoile de Feu
Fondatrice
Messages : 320 Baies : 495 Date d'inscription : 03/06/2013
Votre cheval Physique: Relations:
Sujet: Re: It's never too late |Feu| Ven 30 Aoû - 9:16
It's never too late
«Tomorrow it will be too late. Live today! »
Laissant le vent gonfler ma crinière, formant un voile noir pareil à mon ombre, fidèle à chacun de mes pas, je dérive dans la forêt où régne un calme étrange, aucun criquet ne chante sa lancinante symphonie, aucun oiseau ne piaille, seul le bruit familier de mes sabots résonne contre les troncs secs.
Alors que le silence se fait de plus en plus angoissant dans cet étau de feuilles et de branches une mélodie cristalline se fait entendre, le bruit apaisant de l'eau s'écrasant sur les rochers créant milles gouttes semblables à des cristaux se reflétant au soleil, miroitantes de milles feux aussi minuscules soient elles.
Mais je ne suis plus seul maintenant, face à moi une jument à la robe au mélange délicat, subtile harmonie de noir et de blanc, la crinière trempée et l’œil vide elle ne semble pas m'avoir remarqué, malgré sa forte stature elle semble si fragile, délicate prête à se briser au moindre zéphyr trop puissant. Son regard, je le reconnais alors, celui d'une âme brisée, déchirée, une âme en peine flottant sur des Terres qui offrent pourtant la vie à leurs enfants, lentement je lève les yeux au ciel nuageux, cherchant un moindre signe des Dieux, et pourtant dans la voûte céleste je ne vois que quelques oiseaux portés par le vent, simples animaux au plus près des Olympiens, d'une voix posée, je parle: - Triste journée. Bien trop triste pour une jeune jument comme vous.
Je ponctue ma phrase d'un sourire discret et qui malgré moi sonne faux, ne détachant plus mon attention de la jeune jument à la crinière dégoulinante.